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Le signal

Ce canal est le seul du chapitre qui va vers la Conformité. Les autres domaines y publient, elle écoute. Un signal est un fait observable, publié par le domaine qui en fait autorité, dont la valeur première est d’être rapproché d’autres faits par la détection — et qui n’a pas de canal métier propre.

Fait Ce qu’il atteste
signal-conformite Un fait observable, sans score ni conclusion, destiné à la corrélation.

Quelques exemples de ce que ce canal porte : une même coordonnée bancaire servant plusieurs personnes — publiée comme groupe de corrélation opaque, jamais comme une coordonnée —, une connexion depuis un appareil inconnu, un rejet de paiement, un dossier dormant réactivé.

Une frontière nette : ce canal n’est pas une porte dérobée

Section intitulée « Une frontière nette : ce canal n’est pas une porte dérobée »

Le bus d’événements reste le canal canonique des faits métier. Un fait qui a — ou qui mérite — son canal de domaine s’y publie, et la Conformité s’y abonne comme n’importe quel consommateur : un fait de vie, une opération, une identité publiée passent par leur canal propre.

Le canal des signaux existe pour l’inverse : les faits d’observation qui n’intéressent que la surveillance, et qu’aucun canal métier n’a de raison de porter. Ce n’est pas la voie de contournement d’un canal manquant.

Quatre règles qui définissent ce qu’est un signal

Section intitulée « Quatre règles qui définissent ce qu’est un signal »

Un signal décrit, il ne conclut pas. Le message n’a ni champ de score, ni champ de qualification, et cette absence est structurelle, pas une convention d’écriture. La qualification appartient au domaine qui reçoit, jamais à celui qui publie : un producteur convaincu qu’il y a fraude publie un fait — c’est la détection qui conclut.

La référence voyage, le contenu reste. Le signal porte des références publiées et versionnées, et les seules catégories nécessaires à la corrélation. Le fait complet demeure chez son producteur, qui en garantit la relecture sous habilitation.

Deux dates, jamais confondues. La date du fait — celle qui compte pour les fenêtres de corrélation et pour lire les listes dans leur version d’alors — et la date de publication.

Une finalité déclarée. Chaque signal dit au titre de quelle finalité il est collecté.

Un canal unique pour tous les producteurs autorisés. La livraison est au moins une fois, et republier un signal déjà émis n’en crée pas un second. L’ordre n’est garanti que par objet référencé et par producteur, jamais entre producteurs.

La réception est silencieuse : aucun accusé métier ne revient au producteur. Il publie un fait ; ce que la Conformité en fait ne le regarde pas — c’est la même règle de cloisonnement qui veut qu’un domaine exécute une mesure sans en connaître le motif.

La structure exacte des messages est dans le contrat du signal.