Le lien d'emploi
Le lien d’emploi est la relation datée entre une personne et une entité employeur. Le domaine Entreprise est seul à pouvoir la déclarer : c’est lui qui détient le fait, donc lui qui en répond.
Un lien naît présent — la personne est salariée de cette entité à compter d’une date d’effet — puis devient parti quand la relation prend fin, à une date donnée et avec un motif codifié. « Parti » n’est pas un état de mort : l’ancien salarié reste une qualité évaluable, car les textes autorisent souvent de conserver, parfois d’alimenter. Une correction — une date déplacée, une qualité rectifiée — ne rature rien : elle versionne.
Une ouverture erronée ne se retire pas : elle se compense par un fait d’annulation qui référence celui qu’il corrige. L’événement d’origine reste, et personne ne le modifie.
stateDiagram-v2 direction LR state "Présent" as P state "Parti" as Q state "Annulé" as N [*] --> P : relation reconnue — publie « lien-ouvert » P --> P : correction datée, nouvelle version — publie « lien-modifie » P --> Q : fin réelle datée, motif codifié — publie « lien-clos » Q --> Q : correction datée, nouvelle version — publie « lien-modifie » P --> N : ouverture erronée compensée — publie « lien-annule » N --> [*]
Une réouverture n’existe pas. Un nouveau lien avec le même employeur est un objet nouveau, avec son propre identifiant.
Les faits publiés
Section intitulée « Les faits publiés »Canal entreprise.emploi.v1. Cinq types versionnés.
| Fait | Ce qu’il atteste |
|---|---|
lien-ouvert |
Un emploi est reconnu — l’identifiant d’épargnant est résolu, jamais une identité. |
lien-modifie |
Une version nouvelle du lien s’applique. |
lien-clos |
La relation d’emploi se termine, à une date et avec un motif codifié. |
lien-annule |
Une ouverture erronée est compensée — le fait porte la référence de celui qu’il corrige. |
mise-a-disposition-modifiee |
L’affectation d’accueil d’un lien est créée, modifiée ou terminée. |
Une charge utile minimale par construction
Section intitulée « Une charge utile minimale par construction »Ces messages portent des identifiants publiés et des faits, rien d’autre : l’identifiant du lien et sa version après le fait, celui de la personne, celui de l’entité juridique employeuse, la qualité d’emploi en code métier, le début, et — pour une clôture — la fin réelle et le motif codifié. L’établissement d’exercice y figure en référence, facultative.
Ce qui n’y figure jamais : ni numéro de sécurité sociale, ni matricule de paie, ni identité, ni rémunération, ni catégorie détaillée. La personne n’est désignée que par son identifiant d’épargnant résolu. Un consommateur qui aurait besoin de ces éléments les demande au référentiel, il ne les lit pas dans le bus.
Ce que la fin d’un lien ne clôt pas
Section intitulée « Ce que la fin d’un lien ne clôt pas »La clôture informe les consommateurs ; elle ne leur ordonne pas de fermer un compte, une position ou un mandat individuel.
Elle ne clôt rien chez les autres : ni compte, ni position, ni dossier. Chaque domaine applique ses propres règles au vu du fait — la tenue de compte y lit le signal de bascule du régime de frais, la date et le motif lui suffisant ; le registre des épargnants n’en tient pas compte, car une entreprise passée reste une entreprise de la personne tant que des avoirs en dépendent.
Garanties
Section intitulée « Garanties »La livraison est au moins une fois, l’identifiant du message servant de clé
d’idempotence. L’ordre est garanti par lien d’emploi — un numéro de séquence par lien
chez le producteur : un consommateur ne suppose rien de l’entrelacement entre deux liens
différents — le numéro est strictement croissant par lien dans le tenant. La publication
est solidaire de l’écriture : le fait ne peut pas exister sans que le lien ait été écrit,
ni l’inverse. Un même lien publie lien-ouvert une fois, et lien-clos au plus une fois. Les
consommateurs sont tolérants : un champ inconnu s’ignore.
La structure exacte des messages est dans le contrat des événements du fait employeur.