Le compte rendu d'opération
Les Opérations publient ce qui doit être exécuté, et les domaines d’aval constatent ce qui l’a réellement été. Ce canal est l’endroit où cette règle rencontre sa limite : certains faits n’ont pas de domaine d’aval qui puisse les constater, parce que c’est le domaine qui les fixe lui-même. Un montant d’abondement calculé et figé à la validation, une quote-part arrêtée, des prélèvements retenus : personne, en aval, n’est en position de les établir.
Ce sont les comptes rendus d’opération — la catégorie des comptes rendus d’événement produits par ce domaine. Le mot nomme une catégorie, jamais une entité : chez la tenue de compte, l’entité reste le CRE, quel que soit son producteur.
Deux gardes n’en bougent pas pour autant. Le domaine n’inscrit aucune écriture et ne touche aucune position — la tenue de compte reste seule à interpréter. Et une demande d’exécution n’est jamais un compte rendu : une intention n’est pas un constat.
Un canal dédié, et pourquoi
Section intitulée « Un canal dédié, et pourquoi »Ces faits ne se mêlent pas à ceux du cycle de vie de l’opération. Ceux-là décrivent un cycle opérationnel et ne sont pas comptabilisables ; ceux-ci le sont. Deux natures, deux contrats, deux canaux — les mêler ouvrirait la porte à une comptabilisation prématurée.
La maille est le compte : un compte rendu par compte concerné, jamais un agrégat, parce que la tenue de compte inscrit des écritures par compte.
Les faits publiés
Section intitulée « Les faits publiés »Canal operations.cro.
| Fait | Ce qu’il atteste | Pourquoi le domaine en est l’autorité |
|---|---|---|
prelevementsAppliques |
Les prélèvements retenus sur une opération, en lignes par taxe. | La fiscalité calcule et régit ; c’est ici qu’est persistée la trace, et le montant est fixé à la validation |
abondementAcquis |
Le montant d’abondement calculé et figé à la validation. | Le moteur est ici et le calcul est déterministe ; le barème appartient à l’Entreprise, mais personne en aval ne recalcule le montant — c’est une dette de l’entreprise avant d’être une souscription |
repartitionArretee |
La quote-part attribuée à un bénéficiaire, au point de non-retour de l’arrêté. | Elle crée la créance du bénéficiaire avant tout encaissement |
affectationParDefaut |
L’affectation d’office de sommes qu’aucun choix de porteur ne fonde. | Précisément parce qu’aucun choix ne la fonde, personne d’autre ne peut la déclarer |
transformationDeclinaison |
Une position a été transformée par la déclinaison d’une opération sur titres. | Le domaine décline, et personne d’autre ne le constate : le carnet d’ordres est hors circuit |
La transformation, et la preuve de sa neutralité
Section intitulée « La transformation, et la preuve de sa neutralité »Le dernier fait porte une exigence qu’on ne devine pas. Une transformation — une fusion de fonds, une attribution de parts nouvelles — remplace une position par une autre. Pour qu’elle soit prouvablement neutre, deux choix ont été faits.
Des quantités, pas des valeurs. Aucune valeur liquidative n’est recopiée : la tenue de compte a la sienne. Le message porte les parts absorbées et attribuées en millionièmes, la parité appliquée, et le rompu — la fraction de part qui n’a pu être attribuée et se règle en espèces, nulle quand la parité tombe juste.
La mémoire est transportée, pas déduite. Ce que la position source portait en propre — les échéances de disponibilité, l’origine d’avoir — est reporté dans le message. Sans cela, l’antériorité serait perdue : une épargne indisponible depuis quatre ans redeviendrait indisponible pour cinq. C’est ce report qui fait la preuve de la neutralité.
Quand la position transformée est sous mesure ordonnée par la conformité, le message le signale. Non pour que la tenue de compte décide quoi que ce soit — elle n’a rien à décider — mais pour qu’elle sache dans quel état se trouve la position qu’elle inscrit.
Garanties
Section intitulée « Garanties »L’enveloppe est celle de la tenue de compte, pas celle des Opérations : c’est le consommateur qui fixe la forme de ce qu’il reçoit et déduplique. La clé d’idempotence est stable — deux livraisons de la même clé donnent une seule comptabilisation.
Un compte rendu émis ne se corrige pas : il s’extourne. La référence d’extourne est présente sur un compte rendu compensateur, et sur celui-là seulement.
La structure exacte des messages est dans le contrat des comptes rendus d’opération.