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L'acteur

L’ancre est le point de rattachement stable par lequel toute la plateforme désigne un tiers. Son identifiant est canonique et opaque : il ne se lit pas, il se cite. Une ancre existe dans l’un de deux modes, exclusifs l’un de l’autre — elle référence une identité détenue par un autre domaine (une personne chez l’Épargnant, une organisation chez l’Entreprise), ou elle porte une identité professionnelle locale, bornée au strict besoin relationnel.

Une ancre créée sur une référence que son domaine propriétaire ne résout pas part en quarantaine : elle existe, elle est traçable, mais elle ne porte aucun pouvoir opposable tant que la référence n’est pas résolue.

stateDiagram-v2
  direction LR
  state "En quarantaine" as Q
  state "Référencée" as R
  state "Suspendue" as S
  state "Redirigée" as D
  state "Fermée" as F
  [*] --> Q : référence de domaine non résolue
  [*] --> R : ancre créée — publie « acteurReference »
  Q --> R : la référence se résout — publie « acteurReference »
  R --> S : raison codée, date d'effet — publie « acteurSuspendu »
  R --> D : rapprochement décidé « même acteur » — publie « acteurRedirige »
  D --> R : séparation logique motivée
  R --> F : fermeture datée et motivée
  S --> F : fermeture datée et motivée
  F --> [*]

Quand deux ancres semblent désigner le même acteur, un dossier de rapprochement s’ouvre. Il porte ses candidats, les signaux favorables et contradictoires qui les rapprochent ou les éloignent, et les versions comparées. Un moteur peut proposer ; il ne conclut jamais.

La décision est humaine. Le contrat refuse un décideur de type agent automatique, et exige la décision, son code de motif, le contexte du décideur et les références des preuves.

Quatre décisions sont possibles : même acteur, qui crée une redirection datée ; acteurs distincts, qui exclut la paire des propositions ultérieures ; indéterminé ; et à réexaminer.

La redirection est une fusion logique, et elle est réversible. Les références historiques ne bougent pas : une pièce établie il y a trois ans continue de désigner l’ancre qu’on utilisait alors, et l’historique de l’ancre restitue les deux lectures — « l’identité utilisée à l’époque » et « l’identité canonique actuelle ».

Canal relation-tiers.acteurs.v1.

Fait Ce qu’il atteste Ce qu’il porte en propre
acteurReference Une ancre est utilisable. Le mode d’ancrage et, en mode référencé, la référence propriétaire
acteurSuspendu Une ancre est suspendue. La raison codée et la date d’effet
acteurRedirige Une ancre pointe logiquement vers une canonique. La fusion logique et sa date
identifiantQualifie Un identifiant a été validé. L’identifiant de l’identifiant — sa valeur seulement si elle n’est pas personnelle, qu’elle est nécessaire et que le schéma l’approuve
identiteContestee Une contradiction affecte l’ancre. Le code d’anomalie
rapprochementConfirme Une décision humaine établit la correspondance. La paire rapprochée
rapprochementEcarte Deux ancres sont établies distinctes. La paire exclue des propositions répétées

Tous les faits du domaine partagent la même enveloppe canonique : identifiant d’événement, type, version de schéma, tenant, type et identifiant de l’entité, numéro de séquence par entité, instant du fait et instant d’enregistrement, avec la corrélation et la causalité qui les relient à ce qui les a provoqués.

Aux garanties communes aux événements, ce canal ajoute que l’ordre est garanti par entité — la partition de transport dérive du tenant et de l’identifiant de l’entité — et que le tenant est obligatoire dans l’enveloppe comme dans la partition, le consommateur vérifiant leur concordance.

Un événement publié ne se supprime jamais. Une correction est un fait nouveau qui cite celui qu’il corrige ; l’original demeure.

La structure exacte des messages est dans le contrat des événements publiés.